Le cinquième mois, mon poids, le sport, la bouffe, l’exil.

Certes, je n’écris pas beaucoup ces derniers temps. Une grossesse se vit finalement plus qu’elle ne se raconte. Je crois qu’aucune langue au monde n’est encore parvenue à inventer les mots justes et les métaphores suffisamment puissantes pour traduire ce qu’implique cette aventure.
Je vais essayer de vous dresser un petit point sur la situation quand même. Parce que j’ai un petit besoin de le partager. J’ai quelques articles « sérieux » sous la botte et j’espère trouver le temps de vous les rédiger avec application.
Et puis, je traverse des émotions pas toujours évidentes en ce moment et je ne vais pas vous laisser au milieu de mes interrogations un peu tristes.

Petit Pois s’est mu en Petit(e) Gourou(te).

Il bouge, il bouge, il bouge, il bouge. C’est bien simple, quand je ne le sens pas plus de deux heures, il suffit que je pense à lui pour qu’il fasse un triple salto. Je suis capable de dire à ma sage-femme où il se situe et où il est positionné.
On se parle, on se touche, bref, on s’aime.
Etrangement, la nuit, il me laisse divinement dormir du sommeil des Justes.

J’ai enfin inauguré le carnet de grossesse de Petit(e) Gourou(te)

Mais j’ai toujours du mal à me laisser aller pour écrire dedans. Je ne sais pas si c’est une fausse pudeur ou la retenue ou une fuite en avant ou le manque de temps.
Un peu de tout.

J’ai acheté le tee-shirt que je voulais depuis le début de mon parcours PMA.

P1020682 - Version 3
J
‘espère que vous pourrez toutes et tous vous l’offrir !

Je suis toujours hyperactive

J’ai quand même demandé à ma sage-femme si je pouvais retourner courir. Réponse négative. Je fais des pilates. Je fais des randonnées. Je culpabilise….

Je vis toujours dans une chambre d’internat à 100 km de chez moi.

Et je le vis bien.
Mes élèves sont extrêmement bienveillants ; pour ma part, je les aime beaucoup.
Je reste dans ma bulle ; je vais me promener dans des coins paumés
Et je travaille, travaille, travaille….
Le bonheur.
Malgré cela, j’ai peur de ne pas avoir le temps de tout faire, le mur à enduire, le nid d’ange à tricoter, l’agrégation à préparer, la cour à aménager, la fiche à réviser de telle classe….

La nourriture me pose toujours problème mais « je gère »

La sage-femme n’est pas inquiète pour mon poids ; c’est vrai que j’ai l’impression de me priver ou de ne pas « profiter » mais je m’alimente correctement et suffisamment, même si c’est au prix de quelques frustrations.
J’arrive même à me plaire, même si c’est davantage mes brindilles de jambes que mon ventre qui me font cet effet.
Le but est de ne pas être plus mince après avoir accouché qu’avant pour ne compromettre ni ma récupération ni l’allaitement.

A chaque semaine, sa lubie

En ce moment, c’est l’âge et le poids minimaux pour tenter une réanimation chez un prématuré

Je pleure au moins deux fois par jour, en particulier sous la douche

En me disant, je suis enceinte, je l’ai fait, je suis enceinte et si tout se passe bien dans quatre mois, je vais avoir un enfant.

Je ne ressens aucune angoisse à l’idée d’accoucher

mais ça changera peut-être.

Je suis partie en week-end en Bourgogne 

Et on a pu dormir en peau à peau avec mon conjoint. Il a pu se blottir contre son petit pioupiou.  Il est un peu gêné. Il a le sentiment de s’immiscer dans une relation privilégiée, que ce n’est pas encore son tour.J’ai fait des églises romanes à tour de bras et je me suis épanouie au soleil.

Je refuse de passer aux caisses prioritaires

de peur de faire ma PB. Comme j’ai envie d’ajouter, c’est un bébé PMA à chaque fois que je crois que je franchis la limite PB.

Globalement, et pensées à Miliette, mis à part la nourriture, je profite.
Même si je ne trouve pas assez le temps à mon goût de rester avec la main sur les mouvements de mon Petit Gourou ; même si je ne prends pas une photo de mon ventre toutes les semaines comme je voulais ; même si parfois la nostalgie m’étreint à l’idée que je ne sais pas si je pourrai en avoir un autre ; même si parfois une irrépressible angoisse de le perdre me saisit sans raison.
J’aime beaucoup être enceinte.
Je suis heureuse.

Je vous embrasse très très fort et vous envoie une grosse brassée de soutien, de bises et d’affection.

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