Représenter les règles ? Le projet (dé)culotté et lumineux de Marianne Rosenstiehl

Les Anglais - The Curse
Copyright Marianne Rosenstiehl

Comme les prédictions de Miliette sont justes et que je vais donc pouvoir entamer KILL DNLP Vol.2 ( c’est de bon augure, Tarantino n’a jamais réalisé KILL BILL Vol.3) , je voulais vous parler d’un projet photographique (encore!) qui donne des images sur une réalité dont on peine déjà à donner le nom.
Les règles c’est un peu le Voldemort des processus biologiques. On peut écrire « épisiotomie », « éjaculation », « diarrhée », « glaire » mais les « règles » non. (ouf ça va, toujours vivante).
On ne peut surtout pas dire que l’on aime faire l’amour pendant ses règles.
C’est un peu un archaïsme culturel rémanent.

La photographe est Marianne Rosenstiehl  LA photographe attitrée de plusieurs stars, dont Mylène Farmer.

Elle parle de ce projet et nous en explique les mécanismes et les visées dans cet interview :

http://www.ourageis13.com/actus/au-petit-espace-marianne-resenstiehl-photographie-les-regles-et-explique-pourquoi/

Je vous invite à la lire et à découvrir d’autres clichés, notamment des clichés qui abordent la question du rapport aux règles des transsexuelles. Ils sont très variés : métaphoriques ou très réalistes, un bien beau panorama à mon humble avis.
NB : je pense qu’il s’agit d’une erreur sous la première photographie ou bien qu’elle traite d’une vieille pratique.
Ce projet participe au Mois de la Photographie à Paris.

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13 réflexions au sujet de « Représenter les règles ? Le projet (dé)culotté et lumineux de Marianne Rosenstiehl »

    1. J’ai justement mis cette image parce que c’est la plus « métaphorique ».
      Ton ressenti est intéressant.

      Je trouve en tout cas que ce projet interroge assez bien sur la perception de règles et sur son lien avec l’idée de féminité.

  1. J’adore le débarquement !
    Mais Je peux dire « règles ». Je le dis facilement dans la vie, c’est juste que je trouve plus drôle d’imaginer des anglais débarquer pour le blog.

  2. J’avais déjà lu quelque chose sur cette photographe et vu plusieurs autres clichés sur le même thème.
    Je trouve son travail très interressant, pour beaucoup ses photos sont choquantes, dérangeante, alors qu’en étant femme, on s’est toute vu avec du sang sur la cuisse, mon mari apres ma fausse couche m’a aidé a prendre une douche car je ne tenais pas debout, il a vu le sang couler.
    Les regles font parties de notre quotidien et pourtant cela reste encore tabou…

  3. Merci de réagir sur cet article. Je trouve que toutes vos réactions sont enrichissantes.
    J’éprouve une petite gêne devant les photos mais je la dépasse assez facilement curieusement. Je trouve son projet audacieux.

  4. Perso ce qui m’interpelle (ça date pas d’hier) c’est que différentes religions considèrent que les femmes sont « impures » pendant les règles. Si on considére que les règles sont un signe de nos capacités de reproduction (bon enfin pour les fertiles hein) pourquoi les femmes en période de mensuration seraient elles impures ?

    1. Je pense que même si souvent on entendra plutôt parler de dégoût, en réalité, au moins inconsciemment, il y a une certaine fascination autour de tout ce monde inconnu des hommes (en tout cas pour beaucoup sur la planète, ça reste un monde inaccessible) et que ça participe grandement au mystère féminin – et qui dit mystère dit aussi pouvoir et la meilleure façon de ne pas risquer de donner du poids à ce pouvoir est de le dénigrer; c’est pas bien éloigné du côté sorcière des femmes… mais bon tout ça de façon diffuse, inconsciente, et distillée au fil des siècles.

  5. Merci pour ce partage – j’aime bien cette idée. Quand tu as parlé des photos, je m’attendais à quelque chose d’un peu gore, mais en fait je trouve que ça reste malgré tout très pudique et qu’elles sont belles ces photos.
    Il y a quelques années, j’ai vu un film très bien fait, qui est une sorte de reportage sur les règles et sur la façon dont elles sont vécues par les femmes, avec le point de vue d’experts (notamment anthropologue et sociologue), super intéressant. Ça s’appelle « La Lune en Moi » (http://www.arte.tv/fr/la-lune-en-moi/2467098.html). D’ailleurs dans ce film, il était question d’une vieille tradition paysanne dans l’est de l’Europe qui faisait que les femmes qui avaient leurs règles devaient à un certain moment de l’année courir dans les champs pour aider à fertiliser la terre; ça rejoint exactement la première photo du reportage (qui bien sûr ne peut pas être encore d’actualité, mais a pu l’être par le passé peut-être).
    Une autre source sur le même sujet: http://www.1001fecondites.com/2011/09/le-temps-des-lunes.html

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