Dans ma liseuse hyperfertile (1) : Blanche et Marie de Per Olov Enquist

blanche et marie

Une petite contribution….

Les auteurs scandinaves sont très connus pour leurs « polars » haletants et sombres. Voici donc dans un tout autre genre, à la croisée du roman historique au tournant du XXe siècle et de la biographie romancée, Blanche et Marie de Per Olov Enquist, un auteur suédois.

Blanche et Marie, nous les connaissons, au moins la seconde pour la plupart d’entre nous.
Marie, c’est en effet  l’incontournable Marie Curie, la  grande physicienne.
Blanche renvoie à Blanche Wittman, la patiente la plus célèbre de La Salpétrière, l’égérie hystérique du Professeur Charcot. Peut-être aurez-vous rencontré ce personnage dans l’adaptation cinématographique  « Augustine » dans laquelle le professeur Charcot est incarné par Vincent Lindon.
La trame imaginaire de ce récit repose sur une fiction :  Blanche serait devenue l’assistante de sa contemporaine Marie Curie et aurait livré quelques carnets.  C’est le point de départ et le  prétexte de deux très beaux portraits de femmes… Deux magnifiques étoiles filantes d’un monde en recomposition….

4e de couverture :

http://www.actes-sud.fr/catalogue/romans-nouvelles-et-recits/blanche-et-marie

Extrait :

Pr_Charcot_DSC09405
Le professeur Charcot et Blanche Wittman en pleine « crise », par André Brouillet

« Elle abandonna ses deux premières amours, comme des mues de serpent, écrit Blanche avec une virulence surprenante. Il en allait de l’amour comme le culture polonaise et de la langue polonaise. L’oppression avait relégué l’amour sous la surface. L’amour avait fini par se défaire de ses chaînes. En ce sens, il était un mouvement de libération, et donc mortel, si libéré. Les oppresseurs russes persécutaient de toutes les manières possibles le principe de l’amour, par conséquent de l’enseignement de la langue polonaise et de la culture polonaise devait se poursuivre en secret, pour l’amour.
Du premier amour, un jeune officier, il ne reste qu’un nom et un portrait. Il n’arriva pas à la maîtriser, et fut abandonné.

Elle abandonna aussi le deuxième amour en se réjouissant de ce qui avait étéen route pour Paris et la recherche »

Vous aimerez si…. vous aimez l’ambiance « fin de siècle », l’histoire des sciences, les portraits féminins, la sensualité.
Vous serez plus réservé si … vous avez du mal à vous laisser aller à la fiction historique et que vous vous en tenez à la pure historicité des faits.
Moi-même assez sceptique, les sentiments sont tellement bien retranscrits que je me suis laissée emporter par ces deux destins.

Le roman est paru chez Actes Sud dans la collection Babel en 2006.

J’aime beaucoup la littérature étrangère et la poésie donc j’essaierai de vous livrer quelques découvertes sympathiques ( Coetzee, Pamuk, Tagore….)  même si mes heures de lecture sont réduites et que je suis « esclave » des lectures de préparation d’agrégation (je suis actuellement dans une forte passionnante étude sur la corrélation du taux de croissance du commerce par conteneurs et de celui du PIB mondial…).

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2 réflexions au sujet de « Dans ma liseuse hyperfertile (1) : Blanche et Marie de Per Olov Enquist »

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